Grève easyJet : 98 vols annulés les 15-16 août, un 2e week-end évoqué — vos droits (250 à 600 €)

🕘 Mis à jour le mardi 18 août 2026
La grève a bien eu lieu : 98 vols annulés au départ de la France les 15 et 16 août selon le SNPNC-FO (47 samedi, 51 dimanche), soit plus de la moitié des vols programmés — des milliers de passagers touchés, certains encore bloqués à l’étranger. La réunion de lundi 17 août avec la direction a échoué et le syndicat parle de « durcir le mouvement » : un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août, sans dates communiquées à ce stade. Si votre vol a été annulé, l’indemnisation de 250 à 600 € reste due — c’est une grève interne à la compagnie, pas une grève des contrôleurs aériens.

Votre vol easyJet a été annulé par la grève des 15 et 16 août ? Vous avez droit à 250, 400 ou 600 € d’indemnisation selon la distance, en plus du remboursement du billet ou d’un vol de remplacement — et cette indemnité est bien due, parce qu’une grève du personnel de la compagnie n’exonère pas le transporteur. Le mouvement lancé par l’intersyndicale SNPNC-FO, UNPNC-CFDT et UNAC-CFE-CGC a été massivement suivi : 98 vols supprimés au départ de la France sur le week-end, soit plusieurs milliers de passagers cloués au sol en plein chassé-croisé. Et ce n’est peut-être pas fini : après l’échec d’une nouvelle réunion lundi 17 août, un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août. Voici ce que vous devez exiger dès maintenant, ce que la compagnie ne vous dira pas spontanément, et comment vous préparer si le mouvement reprend.

Ce qui change au 18 août #

Le bilan est tombé. Selon le SNPNC-FO, 98 vols ont été annulés au départ de la France pendant le week-end du 15 août : 47 samedi et 51 dimanche, soit plus de la moitié des vols programmés. Environ 68 % des quelque 340 personnels de cabine prévus sur le week-end se sont déclarés grévistes, selon le syndicat. À raison de 150 à 180 sièges par appareil, ces 98 annulations représentent potentiellement plus de 15 000 passagers privés de vol en plein chassé-croisé — dont une partie s’est retrouvée bloquée à l’étranger.

La facture des passagers explose. Des voyageurs contraints d’organiser eux-mêmes leur retour décrivent des surcoûts qui grimpent jusqu’à 2 000 € par couple : 700 € de billets de train, 580 € de ferry, près de 300 € d’hôtel dans un cas rapporté par Capital le 18 août ; 1 700 € de vol de remplacement pour une famille de cinq personnes citée par l’AFP. Retenez bien ce point, détaillé plus bas : si easyJet ne vous a pas proposé de réacheminement ou d’assistance, ces frais raisonnables sont remboursables sur justificatifs — et ils s’ajoutent à l’indemnisation forfaitaire de 250 à 600 €.

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Le conflit n’est pas terminé. Une nouvelle réunion entre les syndicats et la direction s’est tenue lundi 17 août — sans résultat. « Nous repartons avec un goût amer et la volonté de durcir le mouvement », a déclaré le SNPNC-FO à L’Echo Touristique. Un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août, mais le syndicat refuse pour l’instant de communiquer des dates, pour ne pas laisser à la compagnie le temps de s’organiser. Le préavis courant jusqu’au 2 septembre, une nouvelle journée d’action peut être déclenchée à tout moment : si vous volez easyJet d’ici la rentrée, vérifiez votre vol la veille au soir et le matin même.border:1px solid #0E749033;border-radius:14px;padding:20px 24px;margin:26px 0;font-family:-apple-system,BlinkMacSystemFont,’Segoe UI’,Roboto,sans-serif; »>

⚡ En bref
  • La grève des personnels navigants commerciaux d’easyJet France a eu lieu les samedi 15 et dimanche 16 août 2026, sur les deux journées entières.
  • 98 vols annulés au départ de la France sur le week-end (47 samedi, 51 dimanche), soit plus de la moitié des vols programmés, selon le SNPNC-FO.
  • Réunion du lundi 17 août avec la direction : échec. Le syndicat veut « durcir le mouvement » et un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août, sans dates annoncées.
  • Trois syndicats : SNPNC-FO, UNPNC-CFDT et UNAC-CFE-CGC. Les six bases françaises sont concernées.
  • Point clé : une grève du personnel de la compagnie n’est pas une « circonstance extraordinaire ». L’indemnisation forfaitaire est donc due, contrairement à une grève des contrôleurs aériens.
  • Montants : 250 € jusqu’à 1 500 km, 400 € au-delà de 1 500 km dans l’UE, 600 € au-delà de 3 500 km hors Union européenne.
  • ⚠️ Le préavis court jusqu’au 2 septembre 2026 : de nouvelles journées de grève peuvent être déclenchées sans nouveau préavis.
98 vols
annulés les 15 et 16 août au départ de la France (SNPNC-FO)
68 %
de grévistes parmi les personnels de cabine programmés, selon le syndicat
250 à 600 €
indemnisation forfaitaire par passager selon la distance
2 sept.
fin du préavis : un deuxième week-end de grève est évoqué

Grève des 15 et 16 août : ce qui s’est passé #

Les hôtesses et stewards d’easyJet France ont cessé le travail samedi 15 et dimanche 16 août 2026. L’appel émanait d’une intersyndicale qui réunit trois organisations représentatives du personnel navigant commercial (PNC) : le SNPNC-FO, l’UNPNC-CFDT et l’UNAC-CFE-CGC. C’est un durcissement notable : le précédent mouvement, le lundi de Pâques 2026, n’avait été lancé que par un seul de ces syndicats et n’avait eu que des conséquences très limitées sur le trafic.

L’appel était tombé après l’échec d’une réunion tenue le mercredi 12 août avec la direction. Dans leur communiqué conjoint, les trois syndicats estiment qu’« aucune proposition concrète et acceptable n’a été formulée par la compagnie pour répondre aux revendications portant sur la stabilisation des plannings et l’amélioration des conditions de travail des PNC ».

Combien de vols ont été annulés

Le mouvement a dépassé les prévisions initiales. Avant le week-end, le syndicat tablait sur « une quarantaine de vols » annulés par jour ; au final, ce sont 98 vols au départ de la France qui ont été supprimés — 47 samedi 15 août et 51 dimanche 16 août —, soit plus de la moitié des vols programmés sur le week-end, selon le bilan communiqué par le SNPNC-FO. Environ 68 % des quelque 340 personnels de cabine prévus en vol sur ces deux journées se sont déclarés grévistes.

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La compagnie avait annulé la plupart de ces vols de manière préventive pour prévenir les passagers en amont, mais de nombreux voyageurs ont dû se débrouiller seuls pour rentrer, parfois en avançant des sommes importantes — jusqu’à 2 000 € par couple selon des témoignages recueillis par Capital. Ces frais ne sont pas perdus : voyez plus bas ce que la compagnie doit rembourser.

Quelles bases ont été concernées

Le mouvement était national et a couvert les six bases françaises de la compagnie : Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle, Lyon, Nice, Bordeaux et Nantes. Attention à ne pas mal lire cette liste : elle désigne les bases où sont affectés les équipages grévistes. Un vol au départ d’un autre aéroport français peut donc être annulé s’il devait être assuré par un équipage basé dans l’une de ces six villes — et, à l’inverse, tous les vols de ces six aéroports n’étaient pas menacés. Un éventuel deuxième week-end de grève reprendrait le même périmètre : ce sont les mêmes bases et les mêmes équipages qui sont couverts par le préavis jusqu’au 2 septembre.

Pourquoi ils font grève

Le conflit ne porte pas sur les salaires mais sur la prévisibilité du travail. Les syndicats dénoncent une « dégradation continue » des conditions de travail : instabilité chronique des plannings, changements de dernière minute, « trippings » imposés — des enchaînements de vols sur plusieurs jours —, rotations jugées particulièrement pénalisantes et absence de mesures protectrices négociées. Les organisations décrivent des équipages dont le programme peut basculer à très court terme, avec un effet direct sur la fatigue : certains navigants subiraient 50, voire 60 changements de planning par semaine, selon un représentant du SNPNC-FO cité par l’AFP.

L’intersyndicale prend soin de désigner le responsable de l’impact voyageurs : « Toute annulation ou perturbation de vols résultant de ces journées d’action sera uniquement imputable à la responsabilité d’easyJet », écrit-elle dans son communiqué transmis à l’AFP, tout en se disant disposée à reprendre les discussions.

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Ce que répond easyJet

La compagnie a appelé les syndicats « à renoncer à cette action opportuniste à une période aussi importante de l’année ». Elle affirme avoir soumis des « propositions d’ajustements », souligne que « des négociations sont prévues en septembre » et estime que le mouvement intervient « en dehors de tout processus formel de négociation » — une lecture que l’intersyndicale rejette. easyJet indique enfin qu’elle fera tout son possible pour limiter les perturbations.

Ce bras de fer se joue dans un contexte capitalistique inhabituel : début août 2026, le fonds d’investissement américain Apollo a confirmé le rachat d’easyJet pour 5,7 milliards de livres, soit environ 6,7 milliards d’euros, après le retrait de son concurrent Castlelake. L’opération doit encore passer devant les régulateurs. Un actionnariat en pleine bascule n’incite généralement pas une direction à lâcher du lest en urgence.

« Une grève organisée par un syndicat du personnel d’un transporteur aérien […] ne relève pas de la notion de « circonstance extraordinaire » susceptible de libérer la compagnie aérienne de son obligation de payer des indemnités d’annulation ou de retard important pour les vols concernés. »
— Cour de justice de l’Union européenne, communiqué de presse n° 44/21, arrêt du 23 mars 2021, Airhelp Ltd / Scandinavian Airlines System SAS (C-28/20)

Grève de la compagnie ou grève des aiguilleurs : la distinction qui change tout #

C’est le point que les compagnies ne mettent jamais en avant, et il détermine à lui seul si vous touchez de l’argent ou non.

Le règlement européen CE n° 261/2004 — le texte qui fixe les droits des passagers aériens dans toute l’Union — prévoit une indemnisation forfaitaire en cas d’annulation ou de gros retard, sauf « circonstance extraordinaire » échappant au contrôle de la compagnie. Une grève des contrôleurs aériens, du personnel au sol d’un aéroport ou une fermeture d’espace aérien sont extérieures au transporteur et peuvent entrer dans cette catégorie : dans ce cas, la compagnie peut refuser l’indemnité forfaitaire (à condition de le prouver).

Une grève du personnel de la compagnie elle-même, en revanche, n’en fait pas partie. Le portail officiel de l’Union européenne est explicite : « la grève du personnel du transporteur aérien (action de grève interne) » ne figure pas parmi les circonstances extraordinaires reconnues. La Cour de justice de l’Union européenne l’avait tranché dès le 23 mars 2021 dans l’affaire Airhelp c. SAS (C-28/20), en précisant que cela vaut même si la grève est parfaitement légale et organisée dans le respect du droit national.

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Le mouvement des 15 et 16 août était précisément une grève des personnels navigants commerciaux d’easyJet, donc du personnel de la compagnie — et un éventuel deuxième week-end de grève serait de même nature. L’indemnisation forfaitaire est due. Retenez la formule : ce n’est pas parce qu’il y a « grève » qu’il n’y a pas d’indemnité — tout dépend de qui fait grève. Si un conseiller vous oppose le mot « grève » pour refuser l’indemnisation, demandez-lui de préciser par écrit de quelle grève il s’agit.

  • Grève du personnel de la compagnie (hôtesses, stewards, pilotes) → indemnisation forfaitaire due. C’était le cas les 15 et 16 août.
  • Grève des contrôleurs aériens ou du personnel d’aéroport → grève externe, possible circonstance extraordinaire, indemnisation forfaitaire refusable si la compagnie le prouve
  • Dans les deux cas → remboursement ou réacheminement, repas et hébergement restent dus
  • Références : portail « L’Europe est à vous » (Commission européenne) et CJUE, 23 mars 2021, Airhelp c. SAS, C-28/20

Combien exactement : 250, 400 ou 600 € #

Les montants sont forfaitaires et fixés par la distance du vol, indépendamment du prix payé. Un billet low cost à 39 € ouvre exactement les mêmes droits qu’un billet plein tarif à 400 €.

Distance du volIndemnitéExemple au départ de la France
Jusqu’à 1 500 km250 €Paris – Nice, Lyon – Barcelone, Nantes – Londres
Plus de 1 500 km à l’intérieur de l’UE, et tout vol de 1 500 à 3 500 km400 €Paris – Athènes, Bordeaux – Marrakech, Nice – Reykjavik
Plus de 3 500 km hors Union européenne600 €Rare sur le réseau easyJet, principalement court et moyen-courrier

Deux situations déclenchent cette indemnité : votre vol est annulé et vous en êtes informé moins de 14 jours avant le départ — ce qui a été le cas pour la quasi-totalité des 98 vols supprimés du week-end du 15 août —, ou vous arrivez à destination avec au moins 3 heures de retard. C’est bien le retard à l’arrivée qui compte, pas celui au décollage.

L’indemnité ne remplace pas le remboursement : les deux se cumulent

C’est l’erreur la plus coûteuse. En plus de l’indemnité, la compagnie doit vous laisser choisir entre trois options — et le choix vous appartient, pas à un formulaire en ligne :

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  • Le remboursement intégral du billet (et, en cas de correspondance, un vol retour vers l’aéroport de départ)
  • Le réacheminement vers votre destination dans les meilleurs délais
  • Le réacheminement à une date ultérieure, à votre convenance — l’option la plus souvent oubliée, et parfois la plus utile en plein 15 août

S’y ajoute l’obligation d’assistance, qui s’applique dès l’attente à l’aéroport : rafraîchissements, repas en rapport avec le temps d’attente, hébergement si le réacheminement est prévu le lendemain, et le transport entre l’aéroport et l’hôtel. Si la compagnie ne l’organise pas, avancez les frais et conservez chaque justificatif : les frais raisonnables sont remboursables sur présentation des reçus. Enfin, attention à un piège classique : un bon d’achat ou un avoir ne peut pas vous être imposé à la place du remboursement en argent.

Comment savoir si VOTRE vol est menacé par un deuxième week-end de grève #

Si l’intersyndicale déclenche de nouvelles journées d’action d’ici le 2 septembre, le scénario du 15 août se répétera : annulations préventives annoncées un à trois jours avant, puis ajustements de dernière minute. Les bons réflexes restent les mêmes :

  • 1.Vérifiez vos e-mails et vos SMS, y compris les indésirables. La compagnie doit informer directement les clients concernés par une modification du programme.
  • 2.Contrôlez le statut sur l’application easyJet ou son Flight Tracker, la veille au soir et le matin du départ. C’est là que l’information arrive en premier, avant les comparateurs et avant les écrans de l’aéroport.
  • 3.Ne partez pas à l’aéroport sans avoir revérifié. Un vol annulé la veille au soir vous évite un trajet inutile un jour de chassé-croisé.
  • 4.Si vous êtes déjà à l’aéroport et que le vol tombe : présentez-vous au comptoir de la compagnie, demandez par écrit le motif de l’annulation, exigez immédiatement votre choix entre remboursement et réacheminement, et réclamez les bons repas. Photographiez le tableau d’affichage, gardez votre carte d’embarquement et tous vos tickets.
𝕏 / Twitter@easyJet
Le compte officiel de la compagnie relaie les informations sur les vols perturbés. À suivre en complément de l’application et du Flight Tracker, la veille et le matin du départ — mais c’est votre notification personnelle qui fait foi, pas un message général.
Voir le compte officiel →

Le piège que tout le monde rate : le préavis court jusqu’au 2 septembre #

La quasi-totalité des articles s’est arrêtée au week-end du 15 août. C’est une erreur de lecture. Le préavis de grève déposé le 4 août 2026 par les trois syndicats ne visait pas les seuls 15 et 16 août : il couvre une période bien plus large, du 7 août au 2 septembre 2026. Les syndicats l’ont eux-mêmes qualifié de préavis « ouvert ».

Ce risque n’a plus rien de théorique. Après l’échec de la réunion du lundi 17 août avec la direction, le SNPNC-FO dit repartir « avec un goût amer et la volonté de durcir le mouvement » : un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août. Le syndicat refuse volontairement d’annoncer des dates à l’avance, pour ne pas laisser à la compagnie le temps de réorganiser son programme — ce qui signifie, côté passagers, un préavis pratique très court. Le cadre juridique reste armé jusqu’au 2 septembre : l’intersyndicale peut appeler à de nouvelles journées sans redéposer de préavis. Si vous volez avec easyJet jusqu’à début septembre, en particulier sur les week-ends de fin août et de la rentrée, gardez le réflexe de vérifier votre vol la veille et identifiez dès maintenant une solution de repli.

Réclamer : la marche à suivre, et ce que ça ne doit pas vous coûter #

Conservez tout : capture d’écran de la notification d’annulation, carte d’embarquement, courriels de la compagnie, tickets de restauration et facture d’hôtel. Une demande d’indemnisation se gagne sur les pièces.

Adressez d’abord votre réclamation à la compagnie, par son formulaire officiel. En cas de refus ou d’absence de réponse, deux recours gratuits existent : le médiateur du tourisme et du voyage, et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), autorité chargée de faire appliquer le règlement 261/2004 en France. Les sociétés privées de réclamation, elles, prélèvent une commission de l’ordre de 25 à 30 % sur l’indemnité obtenue : utiles si vous ne voulez rien gérer, coûteuses si votre dossier est simple. Et sur ce dossier précis, il l’est : grève interne, annulation à moins de 14 jours, indemnité due.

Rien ne vous oblige à tout régler dans l’urgence de l’aéroport : en France, le délai de droit commun pour agir en justice est de cinq ans (article 2224 du code civil). Faites votre demande une fois rentré, au calme, dossier complet.

Pour préparer un plan B côté budget, nos guides sur les compagnies low-cost européennes et sur les vols en dernière minute peuvent aider à trouver un réacheminement par vos propres moyens — sachant que si vous rachetez un billet de votre côté, vous renoncez au réacheminement gratuit dû par la compagnie.

Questions fréquentes #

Ai-je droit à une indemnisation si mon vol easyJet a été annulé à cause de la grève des 15 et 16 août ?

Oui. Il s’agissait d’une grève du personnel navigant commercial d’easyJet, donc d’une grève interne à la compagnie. Le portail officiel de l’Union européenne ne la range pas parmi les « circonstances extraordinaires », et la Cour de justice de l’Union européenne l’a confirmé le 23 mars 2021 dans l’affaire Airhelp c. SAS (C-28/20), même lorsque la grève est légale. L’indemnisation forfaitaire de 250, 400 ou 600 € selon la distance est donc due, puisque l’annulation a été annoncée à moins de 14 jours du départ. Elle s’ajoute au remboursement du billet ou au réacheminement, et vous avez cinq ans pour la réclamer.

Combien de vols easyJet ont été annulés les 15 et 16 août et quels aéroports ont été touchés ?

98 vols au départ de la France ont été annulés sur le week-end — 47 le samedi 15 août et 51 le dimanche 16 août —, soit plus de la moitié des vols programmés, selon le bilan du SNPNC-FO. Environ 68 % des quelque 340 personnels de cabine prévus en vol se sont déclarés grévistes. Le mouvement a couvert les six bases françaises de la compagnie : Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle, Lyon, Nice, Bordeaux et Nantes.

La grève easyJet peut-elle reprendre après le week-end du 15 août ?

Oui, c’est même le scénario évoqué par les syndicats. La réunion du lundi 17 août avec la direction a échoué, et le SNPNC-FO dit vouloir « durcir le mouvement » : un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août, sans dates communiquées pour l’instant. Le préavis déposé le 4 août 2026 par le SNPNC-FO, l’UNPNC-CFDT et l’UNAC-CFE-CGC couvre la période du 7 août au 2 septembre 2026 : de nouvelles journées d’action peuvent donc être déclenchées à tout moment, sans nouveau préavis. Si vous volez avec easyJet d’ici début septembre, vérifiez le statut de votre vol la veille du départ.

🎯 À retenir
La grève des hôtesses et stewards d’easyJet France des 15 et 16 août 2026 a entraîné l’annulation de 98 vols au départ de la France (47 samedi, 51 dimanche), soit plus de la moitié du programme, selon le SNPNC-FO. Comme il s’agissait d’une grève du personnel de la compagnie et non des contrôleurs aériens, l’indemnisation forfaitaire de 250 à 600 € est due, en plus du remboursement ou du réacheminement — et les frais avancés (train, ferry, hôtel, parfois 2 000 € par couple) sont remboursables sur justificatifs. La réunion du 17 août ayant échoué, un deuxième week-end de grève est évoqué d’ici fin août : surveillez votre vol la veille et le matin, gardez tous vos justificatifs, le préavis court jusqu’au 2 septembre.

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