Erasmus devient Erasmus + : quels changements au programme ?

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Erasmus PlusPlus de moyens pour toujours d’étudiants. Le programme d’échanges européen ne change pas seulement d’appellation : il se dote d’un nouveau cap et d’une nouvelle vision.

Une rentrée n’en serait pas une sans changement. Dans l’Enseignement supérieur européen, l’une des nouveautés concerne le principal programme d’échanges d’étudiants, « Erasmus », qu’il convient à présent de nommer « Erasmus + ». Un signe « plus » qui affiche bien les objectifs de la Commission européenne, soucieuse de donner plus d’ambitions et plus de moyens à un programme couronné de succès depuis sa création en 1987.

« Ce programme fonctionne bien, donc on continue et on accélère ! », s’enthousiasme Nadia Gonthier, chargée du développement de l’Enseignement supérieur à l’Agence Europe- Education-Formation France (A2E2F). Preuve de cette bonne santé, la Commission européenne souhaite lui allouer 40% de fonds supplémentaires.

Ce financement vise à augmenter considérablement le nombre d’étudiants bénéficiaires : 2 millions de départs vers l’étranger sont espérés d’ici 2020. Un pari ambitieux, sachant que le programme a profité, depuis sa création en 1987, à 3 millions d’étudiants.

> Échelonnement des bourses selon la destination

Jusqu’à présent, le montant des bourses octroyées par l’Europe restait le même, peu importe la destination choisie par l’étudiant. Un système lacunaire, car il ne prenait pas en compte le coût de la vie du pays de destination : ainsi, un étudiant partant vers le Royaume-Uni ou la Norvège percevait autant (160 euros par mois) qu’un étudiant partant vers l’est de l’Europe, où la vie est considérablement moins chère.

Avec Erasmus +, l’Europe est découpée en trois grands ensembles cohérents. Le premier d’entre eux regroupe, notamment, le Royaume-Uni, l’Italie et les pays scandinaves et permet l’obtention d’une bourse de 200 à 300 euros. Notons que les écoles, les universités et les collectivités peuvent toujours augmenter le montant de la bourse selon les critères qu’ils ont elles-mêmes définis.

> Des séjours plus longs pour un meilleur apprentissage linguistique

Le nouveau programme Erasmus + permet de partir, pour chaque cycle d’études, pendant douze mois non consécutifs. Auparavant, l’étudiant était limité à deux séjours : l’un pour les études, l’autre pour un stage. Comme avec l’ancien programme, il ne bénéficie de la mobilité qu’à partir de la licence 2.

Permettre à l’étudiant de multiplier les séjours Erasmus +, c’est lui donner l’occasion de maîtriser davantage les langues. A ce titre, la Commission européenne envisage la création, d’ici la fin de l’année, d’une plate-forme en ligne où l’étudiant serait soumis, avant et après son séjour, à un test dans la langue du pays d’accueil. Un test qui n’a rien d’obligatoire ni de pénalisant. L’objectif est non seulement de mettre à niveau mais, surtout, d’évaluer les progrès réalisés pendant ces quelques mois à l’étranger.

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En savoir plus :

Article reproduit sur Inforum, blog de l’université Lille 3