IMG_5817On connaît l’huile de coude, mais connaissez-vous l’huile de genou ? Par le simple acte du pédalage, cyclistes chevronnés et lambda ont réalisé une première nationale : alimenter le son et la lumière d’un concert. Le groupe Velocity Bird s’est ainsi fait entendre samedi après-midi, place de la République à Lille, alors rebaptisée « Place aux vélos » : leur voix n’a pas été amplifiée par l’énergie nucléaire provenant, imaginons, de la centrale de Gravelines ; elle l’a été par la force d’un peloton de quarante cyclistes… situés juste face à la scène ! Et puisque le V’Lille soufflait ses deux bougies, l’occasion était toute trouvée pour les faire participer.

 

« Toute l’énergie éolienne que nos existences contiennent » (Gaëtan Roussel)

Quelle simplicité ! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Dans le temps, au cours de siècles que ni vous ni moi n’avons connus, on procédait ainsi : la force venait de l’humain et non des machines qu’il a créées. L’énergie existait bien avant le pétrole et le charbon. Mais ces machines ont pris le pas, nous réduisant à la soumission. Pourtant, le potentiel humain est grand ! Il serait bon pour tout le monde que cette expérience soit renouvelée pour d’autres événements de ce genre : bon pour la santé des participants, bon pour la planète, qui n’utilise alors aucune ressource, et bon pour la ville, qui réduit sa facture. Il suffit de regarder le visage des cyclistes avant, pendant et après leur effort : nul sentiment d’être réduit en esclavage, mais la fierté d’avoir épanoui la foule tout en s’épanouissant eux-mêmes.


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