MegaNews_Stockholm

Le libre-service n’arrête décidément pas de se développer. A Stockholm, des kiosques automatisés permettent d’imprimer en deux minutes le journal ou le magazine de son choix. Une réponse à la crise de la presse écrite ?

Les journaux et les magazines, c’est bien connu, soit vous les recevez dans votre boîte aux lettres, soit vous allez l’acheter chez un marchand de journaux. Depuis le 19 juin dernier, il est également possible de… l’imprimer soi-même, à condition d’habiter la capitale suédoise.

Ce kiosque automatique, nommé Meganews et de conception britannique, permet d’imprimer le journal du jour ou le magazine de la semaine parmi une sélection de 200 titres. Quelques tapotements sur l’écran suffisent, et après règlement par carte bleue, vous voilà reparti, au bout de deux minutes, avec votre canard sous le bras. Quasiment rien ne le distingue de son équivalent vendu dans les kiosques traditionnels : les agrafes sont là et les pages ont la même épaisseur.

 

Un nouveau modèle de consommation

Meganews n’est actuellement qu’au stade de l’expérimentation. Ces kiosques d’un nouveau genre sont, pour le moment, installés dans un hôpital, un supermarché, deux hôtels et un centre commercial de Stockholm.

A l’heure où la presse papier n’a plus la cote, détrônée qu’elle est par la presse numérique, cette machine a flairé le bon compromis et permet une alliance parfaite entre les deux formats. Elle crée « une nouvelle façon de distribuer et d’acheter les magazines », indique le site internet de Meganews, qui ajoute : « Il est impératif pour la presse papier de toucher d’autres lecteurs et de trouver de nouveaux canaux de distribution ».

Une nouvelle façon de distribuer, donc, qui présente nombre d’avantages. L’économie de papier générée est incontestable : en imprimant selon la demande du public, on évite les invendus ainsi que les frais de recyclage. Finis, également, les longs circuits de distribution, allant de l’usine vers tous les kiosques du pays, et mobilisant pléthore de camions. Notons aussi que les capacités de ces machines sont illimitées : elles peuvent proposer des titres introuvables dans des kiosques où la place fait souvent défaut.

 

Il faut espérer que cette expérience, après avoir été félicitée en Suède, s’exporte partout dans le monde. Toutes les rédactions de tous les pays peinent à suivre la transition du papier au numérique. Eh bien, voilà une solution qui, même si elle n’est pas pérenne, permettrait à la presse de se transformer en douceur.