Chapitre 1 : La République éclairée

16_ Fin années 50, seuls 3 % des Français de plus de 24 ans déclarent aller au musée ; 55 % sont incapables de citer le nom d’un peintre

17_ Budget ministère des Affaires culturelles : 0,38 % du budget de l’Etat !

19_ « Et si tous les Etats créent tour à tour des ministères des Affaires culturelles, c’est que toute civilisation est menacée par la prolifération de son imaginaire, si cet imaginaire n’est pas orienté par des valeurs » (Discours de Malraux, le 15 mai 1962 à l’Institut français de New York)

20_ « La civilisation des loisirs théorisée par le fondateur de Peuple et Culture, Joffre Dumazedier, est en marche. Elle prend corps autour d’une certaine conception citoyenne du temps libre dont la gauche est le plus ardent défenseur. »

20 à 23 !!!

24_ 21 juillet 1962 : adoption loi monuments historiques

27_ Echec des Maisons de la culture. Malraux voulait réunir « le meilleur » dans une « cathédrale du XXe siècle », où tous les arts seraient réunis. 12 construites sur les 90 projetées. Les Centres d’action culturelle, après Mai 68, moins coûteuses et moins ambitieuses, prennent le pas après Mai 68

27_ Invente la Commission d’avances sur recettes (cinéma). De 435 millions de spectateurs en 1960, on passe à 175 en 1970 : cause télé ?

31_ « … trois critères formels constituent des gages de succès dans l’exercice des mandats. Le premierrepose sur la volonté personnelle et affichée du président de la République de considérer l’art et la culture comme un enjeu de société. Le second tient à la qualité de la filiation historique qu’entretient le nouveau ministre avec le chef de l’Etat, et le troisième à la capacité personnelle du ministre à faire œuvre d’imagination dans une sphère publique attachée à la rigueur et au conformisme. Force est de constater que deux seuls hommes réunissent ces critères : Malraux et Lang. »

34_ « … culture et divertissement sont les meilleurs alliés du monde dès lors que l’économie du marché les réunit. »

36_ « Jacques Chirac affiche, comme par pudeur, deux seules et uniques ambitions culturelles pour son spetennat. La première c’est d’ouvrir Quai Branly un musée des « Arts premiers », sa marotte, et la seconde de mettre à contribution les artistes du pays pour résorber la  »fracture sociale ».»

 

Chapitre 2 : La réalité économique complexe du champ artistique national

Chapitre 3 : L’essoufflement politique de la dynamique culturelle

88_ Années 70, existence d’un Fonds d’intervention culturelle (FIC), « sorte de laboratoire relevant du Premier ministre où les politiques culturelles trouvaient à prendre forme grâce à ses 30 millions de francs ». Encourage l’innovation, échappe au conformisme. Mais supprimé par la gauche en 1984 lors du tournant.

90_ Premier semestre 1959, le ministère de la Culture se voit attribuer de nouvelles compétences :

Cinéma, qui dépendait du ministère de l’Industrie

Arts et lettres, architecture et archives, qui dépendaient de l’Education nationale

Education prioritaire, qui dépendait de la jeunesse et des sports

 

Chapitre 4 : Une géopolitique culturelle internationale en devenir

123_ « … budgétairement, la culture n’est plus une priorité extérieure depuis une dizaine d’années, la francophonie est coûteuse sans être  »rentable », les artistes français peinent sur le marché international de l’art contemporain, et les grandes thématiques politiques comme la  »diversité culturelle » tardent à s’imposer, politiquement comme juridiquement, dans les traités internationaux. »

136_ « Si les artistes intellectuels européens, français en particulier (Bertrand Tavernier, Alain Finkielkraut, etc.), se mobilisent pour défendre l’ « exception culturelle », relayés par un ministre gaulliste de la Culture française, en l’occurence Jacques Toubon, sincèrement convaincu du bien-fondé de la démarche, la cause est entendue : la culture est devenue un produit marchand comme les autres. C’est alords qu’apparaît une notion à la fois plus ambiguë encore mais surtout plus consensuelle, celle de « diversité culturelle ». »

140_ « … le prix unique du livre qui induit une fausse appréciation de la politique culturelle dans ce domaine. En effet, cette décision prise en 1981 par Jack Lang ne paraît pas en fin de compte avoir endigué le phénomène de concentration des libraires (en termes de ventes) puisqu’en France les 200 plus importantes (sur 17 000) font presque la moitié du chiffre d’affaires. »

 

Conclusion

153_ « On doit à la politique culturelle d’avoir inventé une sorte de « surmoi » qui conduit les consommateurs de culture à une jouissance en phase avec l’offre. L’émotion n’est ni collective ni solitaire, elle est superfétatoire. »

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