Panier de marché rempli de fruits et de légumes.

Février sans supermarché… J’avais vu passer ça dans les médias et sur les réseaux sociaux et je m’étais dit que c’était un truc à faire. Engagé depuis quelques mois dans d’importants changements d’alimentation (transition vers le végétarisme, donc abandon de la viande) et de consommation (achats responsables, donc abandon de produits de merde), j’ai sauté sur l’occasion. Je ne m’étais jamais lancé de défi du genre “une semaine sans ceci” ou “un mois sans cela”. J’avais là l’opportunité de faire quelque chose d’utile et d’intelligent qui boosterait mes résolutions.

Où faire mes courses, alors ?

Sur le groupe Facebook où je m’étais inscrit, beaucoup se sont demandé ce qu’était, au juste, un « supermarché ». Est-ce la taille du commerce qui compte ou son appartenance à un groupe de grande distribution ? L’Insee donne cette définition : “Un supermarché est un établissement de vente au détail en libre-service réalisant plus des deux tiers de son chiffre d’affaires en alimentation et dont la surface de vente est comprise entre 400 et 2 500 m².” Au-delà, on parle d’hypermarché.

Même si mon Monoprix mesurait moins de 400 m², je le considérerais quand même comme un supermarché, car la marque renvoie à la grande distribution. Sur Facebook, quasiment tout le monde s’accordait à dire que Naturalia comme son concurrent Biocoop sont des coopératives et non des supermarchés. (Paradoxal quand on sait que Naturalia est une filiale de Monoprix, elle-même filiale du groupe Casino ; mais c’est une autre histoire.) J’ai donc choisi de faire mes courses au Naturalia à trois minutes de chez moi.

J’étais prêt à faire exception pour les produits non alimentaires, comme les mouchoirs, la litière pour chat ou les produits ménagers. Mon stock étant suffisant, je n’ai finalement pas eu besoin d’acheter ce type de produit en février.

Ai-je payé plus cher ?

C’est évident, tous les produits achetés à Naturalia m’ont coûté plus cher que dans mes commerces habituels, à savoir Monoprix et Leader Price. Ma brique de lait payée 95 centimes chez Monoprix m’a coûté 1,45€ chez Naturalia. Une boîte de cookies : 1,85€. Seul le prix des fruits et légumes m’a semblé à peu près identique. A chaque passage en caisse, j’ai payé entre 12 et 15€ pour un sac cabas bien rempli. Mais en payant plus cher, j’ai eu l’impression de manger bien plus sain et d’acheter des produits plus respectueux pour les producteurs, la santé et l’environnement. Chez Naturalia, je ne suis tombé que sur des marques inconnues au bataillon qui, je le pense, préfèrent investir dans la qualité plutôt que dans le marketing.

Ce n’était pas le mois idéal…

Voilà un point important à préciser. Ce mois de février n’a clairement pas été le mois idéal pour relever le défi et jouer le feu à fond. À la suite de ma maladie, j’ai dû suivre un traitement préventif qui a couru tout le mois de février. Ce traitement a entraîné des nausées qui, vous le comprendrez, m’ont coupé l’appétit. J’étais incapable d’avaler un repas complet. Quand j’arrivais à manger, c’était un œuf ou une tartine. De fait, je n’ai eu à faire des (petites) courses que trois ou quatre fois dans le mois. Je n’étais donc pas tout à fait dans le mood et le bilan que je peux tirer de ce défi est quelque peu faussé.

Suis-je prêt à recommencer ?

Dès le 1er mars, je suis retourné dans mon Monoprix. Non pas tant parce que cela me manquait, mais plutôt parce que j’avais besoin de remplir mon frigo et mes placards pour pas trop cher. Ceci dit, je suis tout à fait prêt à recommencer le défi mais j’attends que mon appétit revient à la normale, histoire de jouer le jeu à fond. Néanmoins, je n’ai pas une volonté farouche de déserter définitivement Monoprix et Leader Price. Je préfère continuer à y aller et éviter certains types de produits (aliments industriels, trop gras, sucrés ou salés…) au profit d’autres (bio, produits frais et locaux…).


Photo de une : Un panier Too Good Too Go rempli de bons fruits et légumes récupéré aux Halles Saint-Quentin (Xe arr.). Autrement, ils auraient fini à la poubelle. Même mon chat apprécie.

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Jean-Marc De Jaeger ()

Website: http://lefouduvoyage.fr

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