« – Les îles Canaries… tu vas être bien ! Et t’as payé combien ? » Quand on me pose cette question, on s’attend généralement à être surpris. Mais là, je ne peux pas répondre sans craindre de passer (encore plus) pour un imposteur. Les bons plans, y a des limites quand même… Mais puisqu’il faut bien répondre, j’avoue: “1€ le retour”, laissant mes interlocuteurs comme deux ronds de flan.

Jusqu’à présent, je n’avais jamais payé un trajet en avion en-dessous de 5 ou 10€. Je n’imaginais pas pousser le vice jusqu’à réserver un vol (long et lointain, de surcroît) au prix d’une baguette de pain. Comme Pierre Brochant dans Le Dîner de cons, je me dis: “Ça dépasse tout ce que j’ai pu imaginer.”

Un vol de 3h15 et 2200 km

Tout cela relève d’un stratagème parfaitement légal. Le mercredi 22 novembre, je reçois un mail de la compagnie Volotea avec pour objet : “Black friday : 100.000 places à partir de 1€”. L’envie de m’aventurer dans les Canaries, un archipel du bout du monde au large du Maroc, me taraudait depuis longtemps. Guidé par l’impulsion, je finalise ma réservation en quelques minutes sans m’encombrer d’interrogations. Je réserve le retour sans même m’être renseigné sur le trajet aller. 

Dix minutes après avoir reçu ce mail, j’avais mon billet retour à 1€ Fuerteventura-Toulouse.

Bien sûr, une si bonne affaire exige quelques arrangements. C’est pourquoi j’atterris à Toulouse plutôt qu’à Paris, laquelle destination n’est pas desservie par Volotea. Ma bonne affaire aurait pu s’arrêter là, sauf que j’ai trouvé une combine : grâce à ma carte magique TGVmax, je n’ai rien à payer pour le train entre Toulouse et Paris. Au final, le trajet entre l’aéroport et la gare de Toulouse (1,80€) me coûtera plus cher qu’un vol de 3h15 et 2200 km. Voyez un peu dans quelle situation rocambolesque je me retrouve avec mes conneries ! Certes, mon trajet retour va durer toute la journée. Mais bon, pour 1€, hein…! Et puis rien ne m’enchante plus que d’être – hors du temps, hors du monde – le passager d’un train ou d’un avion.

Du pouvoir des newsletters

Concernant l’aller, puisqu’il faut bien en parler, il m’a coûté 51€ au départ de Paris – ce qui n’est pas très cher non plus vu la longueur du trajet. J’aurais pu également payer l’aller 1€ mais les vols n’étant opérés que samedi et dimanche, cela m’aurait obligé à m’absenter du taf une semaine entière. Chacun sait que je ne suis pas prêt à un tel sacrifice ! Travailler ou voyager, il faut choisir.

 

 ➡ Lire : Comment j’arrive à voyager beaucoup avec peu d’argent

 

Vous voyez, mes fameux bons plans n’ont pas de secret. Il suffit de s’inscrire aux newsletters de chaque compagnie aérienne pour être informé des promotions du moment. Pour une fois, vous recevrez de la publicité “utile”. C’est ainsi que j’ai déjà voyagé trois fois pour 5€ avec Volotea, décidément adepte des ventes flash. Comme en magasin au début des soldes, il faut aussi savoir prendre des décisions rapidement. Je suis retourné sur le site quelques heures après avoir réservé : la place que j’avais fièrement payée 1€ était passée à 15€. A l’heure où j’écris ces lignes, elle coûte 97,65€, soit une augmentation de 9665% ! J’ai fait l’affaire de ma vie.

Photo de une : Dans les Canaries, il ne fait jamais moins de 20°C. Ici, la plage de Cofete sur l’île de Fuerteventura. Crédit photo : Pixabay/nike159/CC0 Creative Commons

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Jean-Marc De Jaeger ()

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