AmericanBlackoutOn mesure notre dépendance à l’électricité lorsqu’une « panne de courant » arrive inopinément. Quelques minutes dans le noir suffisent à nous inquiéter ou à nous mettre en rogne. Pour nous rassurer, on frappe chez les voisins s’assurer que la panne est généralisée au quartier. Et on attend que la situation se rétablisse.

Aux Etats-Unis, 300 millions d’Américains attendent… dix jours ! Le docufiction « American Blackout » imagine une panne d’électricité à l’échelle nationale provoquée par une cyberattaque. De la côte Est à la côte Ouest, en passant par les contrées de l’Amérique profonde, tout s’éteint d’une seconde à l’autre : les ascenseurs – et leurs occupants –, les réfrigérateurs – et leur nourriture – et tas d’autres équipements du quotidien sans lesquels on passerait pour un homme préhistorique. On se rabat sur les piles, les batteries et les groupes électrogènes. Les téléphones sont rendus hors d’usage et ne servent qu’à éclairer et à filmer nos déboires.

Le film, qui rappelle Die Hard 4, où un groupe de cyberterroristes projette de faire tomber la première puissance mondiale à l’âge de pierre, imagine de multiples scénarii qui, bien que fictifs et parfois poussés à l’extrême, peuvent se réaliser et surprendre nos vies bien rangées. S’il trouve quelque charme à la débrouillardise comme à ce barbecue improvisé entre voisins, il met surtout en avant l’ambiguïté du comportement humain dans pareille pagaille. Pour une bouteille d’eau ou une vulgaire boîte de conserve, tous les moyens sont désormais permis, y compris l’usage de la force. Une force que réprime – et entretient – l’armée américaine, qui cède à la tentation de la loi martiale.

A l’heure où le cyberterrorisme anime de plus en plus le débat, on se demande comment réagiraient personnellement les citoyens face à une menace invisible. « American Blackout » ne nous fait pas oublier que, malgré toutes les velléités sécurisantes du monde, nul système n’est infaillible. Comme souvent, on aimerait que ce genre d’anticipation reste à l’état de fiction.

Jean-Marc DE JAEGER

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2 Replies to “Il serait une fois un blackout en Amérique”

  1. On devient complètement dépendant de l’électricité, et une coupure généralisée serait catastrophique pour tellement de domaines ! Pourquoi pas instaurer, au lieu du poussiéreux service militaire, un service cro-magnon où l’on serait obligé de vivre dans des conditions extrêmes de survie ?
    Il y a quelques fautes d’orthographe dans le texte, sinon c’est bien écrit.

  2. J’en ai entendu parlé de ce doc mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le regarder. Il faut que je m’y mette !

    Myriam

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