Pourquoi je souscris désormais des assurances voyage

Fin mars, juste avant de partir à New York, j’ai réfléchi pour la première fois à souscrire une assurance voyage. À première vue, je ne risquais pas grand chose, ce n’est pas comme si j’allais m’aventurer dans la jungle à la merci de tous les dangers. Et pourtant ! On a beau être très prudent et né sous une bonne étoile, on peut toujours rater une marche d’escalier, se faire renverser par une voiture, se faire agresser ou dépouiller. Autrement dit, nul n’est à l’abri d’un hasard imprévu (pléonasme) ou d’un imprévu hasardeux, quelle que soit sa destination et la durée de son séjour.

L’assurance de la carte bancaire ? Insuffisant !

J’ai donc opté pour une assurance chez Chapka, visiblement la plus appréciée des voyageurs. C’est l’assureur qui offre le plus de garanties : aux États-Unis, les frais médicaux sont couverts jusqu’à 500.000€ ! Cela me semblait raisonnable de payer seulement 33€ la semaine pour m’épargner (potentiellement) des centaines de milliers d’euros de soins. Ce n’est rien par rapport au budget total de mon séjour, quelque chose entre 5 et 10%.

J’aurais pu me contenter des garanties offertes par ma Mastercard. Sauf qu’une carte bancaire, surtout “standard”, ne garantit pas grand chose. Les frais médicaux sont plafonnés à 11.000€, ce qui est très bas rapporté aux prix des soins aux Etats-Unis. La responsabilité civile n’est pas incluse. Le vol, la perte ou le retard des bagages ne sont pas couverts. Des cartes haut de gamme comme la Visa Premier ou la Gold Mastercard permettent d’avoir des garanties plus élevées, mais je ne suis pas assez riche pour arborer ce type de carte.

Partir l’esprit tranquille

Depuis mon voyage à New York, j’ai de nouveau souscrit une assurance pour mon voyage en Macédoine. Le pays ne faisant pas partie de l’Union européenne, ma carte européenne d’assurance maladie (Ceam) n’était d’aucune utilité. Quelques jours après la Macédoine, je suis allé randonner en Laponie suédoise pendant deux semaines. Après hésitation, je n’ai finalement pas pris d’assurance malgré le risque que représente la randonnée. J’allais plusieurs jours dans une zone loin de tout, accessible uniquement par hélicoptère. S’il m’était arrivé un accident, j’aurais été couvert pour les soins seulement, pas pour l’hélitreuillage et tout le bazar. Finalement, je suis revenu sain et sauf. Tant mieux.

Il n’aura pas échappé à mes fidèles lecteurs que mes récents périples médicaux m’ont familiarisé avec les questions de couverture santé, d’assurance, de mutuelle, etc. J’ai joui d’un système social merveilleusement généreux capable d’amortir les pires imprévus. Dès à présent, je n’hésiterai plus à souscrire une assurance voyage lors d’un séjour en dehors de l’Union européenne. C’est le prix de la tranquillité.

Photo de une : James Franco dans le film 127 heures (2010) de Danny Boyle. Crédits : Fox Searchlight

Derniers articles

  • Pourquoi je souscris désormais des assurances voyage

    Fin mars, juste avant de partir à New York, j’ai réfléchi pour la première fois à souscrire une assurance voyage. À première vue, je ne risquais pas grand chose, ce n’est pas comme si j’allais m’aventurer dans la jungle à la merci de tous les dangers. Et pourtant ! On a beau être très prudent […]

  • Les applications de langues que j’utilise en voyage

    Pour passer le temps quand j’attends l’avion ou quand je prends le train, j’ai toujours avec moi un livre et quantités de magazines. Mais soucieux de diversifier mes occupations, j’embarque aussi une palanquée d’applications de langues sur mon smartphone. Il n’y a pas meilleur moment qu’un voyage pour s’améliorer dans une langue, car j’ai alors […]

  • “Février sans supermarché” : prêt à recommencer !

    Panier de marché rempli de fruits et de légumes.

    Février sans supermarché… J’avais vu passer ça dans les médias et sur les réseaux sociaux et je m’étais dit que c’était un truc à faire. Engagé depuis quelques mois dans d’importants changements d’alimentation (transition vers le végétarisme, donc abandon de la viande) et de consommation (achats responsables, donc abandon de produits de merde), j’ai sauté […]

  • Heureux comme un malade en France

    Dernièrement, j’ai été fier d’être Français à deux occasions : lors de la finale de la Coupe du monde et lorsque j’ai été gravement malade. Voyez-vous, nous vivons dans un pays formidable où l’on peut se soigner des maux les plus sérieux (un cancer du rein) sans débourser un centime. Mes consultations, mes examens, mes médicaments, mon […]

  • Maladie : pourquoi le voyage est la meilleure thérapie

    Moi devant le volcan Teide enneigé, à Tenerife en Espagne.

    Une fois sorti de l’hôpital, je ne m’estimais pas totalement guéri. La médecine ne soigne que les maux du corps. Mais pour soigner les maux de l’esprit, le remède ultime est le voyage. Le voyage a toujours été un moyen de rompre la routine et d’abreuver ma soif de découverte. Il m’a souvent fait oublier […]

  • Cette maladie qui donne un nouveau sens à ma vie

    Voilà pourquoi vous devez vous souhaiter la bonne santé : la maladie peut parfois vous attendre au tournant sans crier gare. Il suffit qu’une cellule de votre corps dégénère pour y créer l’anarchie. Stromae se demande Quand c’est ? Eh bien des fois “ça” arrive plus tôt que prévu, dans la fleur de l’âge. Quand […]

Où suis-je allé ?